Archive | avril, 2007

Bien entouré

11 Avr

Me voilà de retour après un week- end estival passé dans le sud de la France à – dans le désordre- :
chercher des oeufs de pâques, expliquer à la fille de ma cousine la différence entre mouettes et gabians (goléands en français), me battre avec mon chien de 45kg (et accessoirement lui céder une partie de mon lit), me froisser un nerf du dos à cause dudit chien, prendre le TGV de retour complètement depressif, s’apercevoir qu’ici aussi, il y a du soleil, reprendre espoir.

Dans toutes ces folles activités, j’ai omis de préciser que j’avais vu le premier épisode de la seconde partie de la saison 3 (ouf) d’Entourage. Cette fantastique série créee et produite par Mark Walhberg nous narre les péripéties de Vincent Chase jeune star montante d’Hollywood, entouré de ses potes (son frère Johnny Drama, brillamment interprété par Kevin Dillon; E. son éminence grise et Turtle, le bouffon du groupe): en gros, leur vie, leurs délires, leur argent (plein, beaucoup) et du caméo en veux tu en voila (Jessica Alba, Mark Walhberg, Joel Silver, Paul Haggis, etc…)/

Mais cette série ne serait rien sans LE perso du show, j’ai nommé Ari Gold (l’agent artisitique de Vincent Chase) incarné par Jeremy Piven. On avait déjà aperçu cet acteur dans le fantastique « Old School » (élu meilleur campy movie de tous les temps) mais dans Entourage il prend véritablement une autre dimension. Il faut le voir jurer, insulter, sortir son sourire faux cul à one million dollars, cajôler, faire ses yeux de chien battu, s’en prendre à son assistant avec un gros « BOOM »…
Cet homme est une tornade et au fil des 26mn du show, il nous fait oublier que c’est une parfaite ordure mais capable des sentiments les meilleurs. Un être humain en somme. Comme vous et moi.

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Prison Cassée

5 Avr

Après une journée harassante qui m’aura vue faire le garde chiourmes pour 70 gamins issus de banlieux difficiles de la région parisienne courant après un ballon de rugby à Marcoussis (78), je me décide à rejoindre deux potes pour l’apéro, dont un qui passe une quinzaine de minutes à m’incendier suite à mon post précédent concernant « Grindhouse » (ce pote bosse pour un des deux annonceurs que je cite et ce n’est pas la Weinstein Company). Le-dit pote nous fait ensuite hurler de rire avec un extrait de 20mn de son prochain spectacle de stand-up qui va, à mon avis, cartonner (notamment le sketch du radiologue).
Bref, trêve de private jokes. Après ces deux/trois bières fort méritées, mon sixième sens d’araignée me rappelle 3 jours en retard que le season finale de Prison Break est disponible sur mon antenne parabolique mondiale.
Le temps de rapatrier les 42mn de l’épisode, de boire une (dernière) bière et hop à nous les dernières aventures de l’année de Michaël Scofield et Lincoln « grosse tête » Burrows.
La première saison, malgré ses ficelles grosses comme des couleuvres, nous laissait en manque au terme d’un dernier épisode échevelé. La seconde saison, elle, remplace les couleuvres par des anacondas.
– « Tiens on est en plein désert au Nouveau Mexique et si on se donnait rdv dans 2 heures à Chicago? »
– « Ok, vendu! »
Et les scénaristes tiennent leurs promesses.
Ce n’est pas tellement gênant dans le sens où l’on sait pertinnement que l’on regarde le show le plus bourrin (dans le sens Brett Ratner du terme) de la TV US mais aussi un des plus addicts.
Et le season finale de la saison 2 (non je ne vous la raconterai pas) met Prison Break plus sur le terrain du Prisonnier que sur celui du Fugitif….
Comme dirait mon frère avec son accent marseillais à couper au couteau: « Franchement, Prison Break, ben ça se lostise* ».

* lostisation: néologisme appliqué à tout show TV n’ayant aucune cohérence scénaristique et partant dans tous les sens

Grindhouse

3 Avr

Le mini coup de gueule du jour.
Vous n’êtes sans doute pas sans ignorer que la double galette de MM. Tarantino et Rodriguez, GRINDHOUSE, débarque bientôt sur les écrans cinoche.
Construit comme deux films de 90mn séparés par des bandes annonces réalisés par des amoureux du genre (Rob Zombie, Elie Roth, etc…), GRINDHOUSE se veut un véritable hommage aux films de drive in des années 60/70 aux states.
Là ou le bat blesse, c’est que les frères « prends l’oseille et tire toi » Weinstein ont décidés de sortir les deux films séparemment en France (et dans quelques autres pays) afin de se faire un max de thunasses et ce, à l’encontre de la volonté des réalisateurs, geeks devant l’éternel.
Un tollé dont on n’a pas encore fini d’entendre parler.
Pour faire part de votre colère envers les distributeurs du film: tfmdistribution@tfmdistribution.com.

Deep Blue Sea

3 Avr

Alors hier je sais pas ce qui m’a pris, je me suis mis à capter avec mon antenne parabolique ADSL Deep Blue Sea (que j’avais vu -pour faire figure de pervers fini- au ciné lors de sa sortie en 99 ou 2000, je sais plus mais bon, à cette époque l’équipe de France de foot était encore championne du monde).
Et bien figurez vous que j’ai adoré.
J’adore ce film super bourrin ou Samuel « moumoute » Jackson se fait dézinguer par un requin sorti des meilleurs fabricants d’effets spéciaux du département de l’Ain (01), où les FX numériques sont dignes de la console Mégadrive et où le réalisateur Renny Harlin affiche une mysoginie à mourir de rire.
Non, sérieux je classe Deep Blue Sea deuxième juste derrière Jaws premier du nom dans la catégorie « meilleur film ou des requins blancs tiennent le haut du pavé ».
Juste derrière Jaws mais devant Shark Attack, wah eh l’aut’hé, faut pas déconner non plus.

Fuckin’ Feast

3 Avr

Vous avez déjà rêvé d’un film d’horreur ou la blonde à grosse poitrine s’en sort et enfume tout le monde ? D’un métrage où l’enfant innocent de 5 ans se ferait dessouder au bout de 10mn de péloche dans d’atroces souffrances ? D’une heure trente de roller coaster qui verrait le perso le plus veule et le plus lâche s’en sortir à la fin ? Stoppez tout. FEAST est pour vous.
Véritable petite bombe de série B réalisé par John Culager, ce film a gagné le droit d’être produit via le « GreenLight Project », concept de real TV initié par Matt Damon, Ben Affleck et Wes Craven qui sont ici producteurs exécutifs sous la bannière Dimension.Ecrit au cordeau avec de vrais petites trouvailles rafraîchissantes (on gardera pour mémoire la présentation de chaque personnage via un freeze et un panneau descriptif : par exemple, nom : héro, hobby : botter des culs, espérance de vie : normalement, jusqu’à la fin du film), FEAST nous présente une galerie de persos coincés dans un rade au fin fond du désert. 15mn d’introduction et le dit bar est assailli de créatures ignobles, mélange du Venom de Spiderman et d’Aliens. Le jeu est ensuite de savoir qui va y passer et comment.On n’avait pas pris autant notre pied depuis From Dusk Till Dawn de Rodriguez et Tarantino dont FEAST se réclame.FEAST, en import DVD Zone 1 (le film ne sera jamais distribué en salles en France * sous réserve*) ou avec une connexion haut débit.
www.feast-movie.com/www.myspace.com/feastdvd

Pas de pitié pour les 300

3 Avr

« THIS IS SPARTA ! » sera sans conteste le one-liner de l’année 2007. Le nouvel opus de Zack Snyder (qui nous avait séduit avec son remake de L’Armée des Morts) est tout simplement le meilleur film d’heroic fantasy depuis Conan le Barbare de John Milius. « Qu’est ce que tu nous parles d’Heroic Fantasy alors que c’est un peplum », me direz vous. Tout simplement, qu’à la différence du peplum, le film d’heroic fantasy rajoute allègrement des louches de fantasy (super, la démo) avec force monstres, créatures bizarres, univers alternatifs, etc…On est donc au cœur de ce genre avec, en matériau de base la fantastique bédé (ou « graphic novel », ca fait plus chic) de ce romantique de Franck Miller. Le pitch ?300 spartiates, dirigés par le Roi Léonidas (Gérard Butler – Tomb Raider 2, Prisonniers du temps, Le fantôme de l’Opéra, etc…- que du lourd quoi !) s’opposent aux milliers d’hommes du Dieu-Roi Xerces (Rodrigo Santoro, vue dans Lost et immense star au Brésil) qui projette de mettre la Grèce à genoux. Léonidas et ses 300 vont défendre les Thermopyles jusqu’au dernier souffle….Alors, parlons de degrés différents.Au premier degré, ce film est une claque monumentale au niveau esthétique et actionner décomplexé (mis à part quelques plans rapides d’un kitsh incroyable) : les acteurs sont bons, on est pris par le lyrisme outrancier de ce Fort Alamo avant l’heure, les catch-lines nous hérissent les poils du cul et les représentations picturales (les 300 sur la jetée, les travellings latéraux mâtinés de ralentis-accélérés, etc…sont un régal pour les yeux). La fin arrive et on n’a pas envie que cela se termine. Sauf que…Sauf que ben ma bonne dame, y a d’autres niveaux de lecture. Et là, ca coince. Ca coince même sévère. 300 spartiates body buildés avec pecs et abdos saillants contre des milliers de Perses à la virilité incertaine, ça sent la provocation à outrance. Idem pour le fait qu’une poignée d’occidentaux sauvent la démocratie face aux assauts d’esclaves/monstres difformes/ pédales outrés/ teints basanés. Ambiance. Surtout à la lumière des évènements actuels… Pas vraiment une surprise quant on sait que Franck Miller – l’auteur de la bédé- est un républicain convaincu (les langues chagrines le qualifieront sans ambages de néo-réac….ce qui n’est pas totalement faux) : sa prochaine bédé parle d’ailleurs d’elle-même : Batman Vs Ben Laden…Restons donc sur le premier niveau de lecture : un putain de film d’héroic fantasy. Le meilleur depuis Conan, donc. De John Milius. Un autre néo-réac de renom. Tiens, tiens….