Archive | juillet, 2009

Ouaille chie ouas aout

28 Juil

J’avais pas compris que c’était une parabole sur le petit chaperon rouge. Ok.

Hier j’ai vu le film le plus improbable du monde.
Prenez une Kim Basinger un peu frippée (mais pas trop), mettez là dans une petite prod direct to DVD écrite et réalisée par une femme, prévoyez au cast Luka Haas (le petit garçon aux graaaaaaaaandes oreilles partenaires d’Harisson Ford dans Witness), écrivez un scénario qui tient sur un timbre poste et vous obtiendrez: « While she was out » (ce qui doit donner en VF « Pendant qu’elle était partie chercher le pain » ou un truc comme ça).
Alors, ce film narre l’histoire de Kim Basinger donc qui campe une sympathique MILF dans une non moins sympathique bourgade du nord est américain. Cette MILF (Mother I’d Like to Fuck, en slang US) est totalement transparente: pas de boulot, pas d’amis, pas de vie sociale et accessoirement pas de sesque prodigué par son fieffé mari alcoolique (le trop rare Gerg « Cabal for Ever » Scheffer). Un jour, après avoir échappée de justesse à un coup de poing de son mari (qui en est quitte à dépenser une fortune chez Casto pour réparer ses dégâts), la jolie Kim décide d’aller acheter du papier crêpon dans le Wall Mart du coin. Elle traîne dans les rayons, boit un thé, rencontre une vieille amie qui n’en a strictement rien à carrer d’elle et, oups, mazette, il est déjà 23h (ou un truc comme ça, à ce moment là il était AUSSI 23h pour moi). Elle se décide à aller récupérer sa voiture dans le parking (désert, bien sûr) et tombe à ce moment là sur 4 loustics pas bien intentionnés du tout et qui voudrait faire de la jolie blonde leur jouet du soir. Kim ne l’entend pas de cette oreille et s’enfuit, aussitôt prise en chasse par les vilains pas beaux. Elle est rattrapée, elle griffe, elle mord et parvient à s’enfuir dans la forêt juste à côté. Et à partir de ce moment là, on a droit au plus grand moment de nawak de l’année 2009: Miss Kim se transforme alors en Rambinette, décimant à l’aide des ustensiles contenus dans sa boîte à outils (qu’elle trimballe tout le film! sic) les 4 voyoux: et vas y que je te détruis la face avec une clé de 12, et vas y que je te brise la nuque, et vas y que je t’enfonce un tournevis dans le crâne. Nawak je vous dis. Avant dernière scène (SPOILERS), la Basinger fait l’amour avec le bad guy en chef (Mr grandezoreilles donc) avant de l’enflammer avec un feu d’artifice qu’elle avait dans sa poche (WTF) et de le finir avec son beretta. Elle se lave un peu, se recoiffe, rentre chez elle et fait comprendre à son gros beauf de mari de plus jamais la faire chier. Avec le même béretta.
Nawak je vous dis…Normal que le film ait rapporté 14 000 dollars au Box Office Worldwide (et je ne plaisante pas).

Triangle

22 Juil

Le petit dernier de Christopher Smith (Creep, Severance) avec la délicieuse Melissa Georges (30 days of night): en tous les cas, j’suis bien curieux de voir le résultat.

http://www.dailymotion.com/relevance/search/triangle/video/x9vve8_triangle-trailer-bandeannonce-2-vo_shortfilms

The Hurt Locker

21 Juil

Ah ça on l’attendait le retour de Katryn Bigelow (Near Dark, Strange Days, Point Break…bref que des films de nanas quoi) et le moins que l’on puisse dire c’est que l’on est pas déçus!
Après 7 ans d’inactivité forcée, l’ex-femme de Big Jim Cameron revient donc aux affaires avec un petit film (budget: 8M€ soit le budget perruque dans Pirates des Caraïbes) survitaminé mettant en scène une escouade de 3 soldats spécialisés en déminage pris dans l’enfer de la gestion post-guerre en Irak. Le film démarre sur une scène choc qui voit deux des protagonistes principaux assister à la mort de leur lieutenant (Guy Pearce) lors d’une séquence particulièrement tendue. Le ton est donné. On n’est pas chez Gus Van Sant. Ces deux bleus sont rejoints par le remplaçant de Guy Pearce (interprété par un Jeremy Renner véritable révélation tourmentée du film), grosse tête brûlée, qui va leur en faire voir des vertes et des pas mûres dans sa gestion des déminages successifs.
Tourné principalement caméra à l’épaule mais toujours en assurant une lisibilité maximale de l’action (coucou Michael Bay, coucou McG), Bigelow reussit un véritable tour de force en ne posant jamais en moralisatrice, ni en donneuse de leçon: elle est simplement là pour nous balancer un message galvaudé mais qui garde tout son sens à la vision du film notamment son générique et sa scène finale: War Is Drug.