L’enfer c’est les autres

1 Sep

« Des problèmes de peau? Fountaine, vite »

J’aime Sam Raimi. Je veux dire je l’aime comme un grand frère qui m’a pris par la main et m’a fait connaître mes premiers émois cinématographiques: la location en skreud de Evil Dead 1 et 2 au vidéo club du coin, l’hallu au ciné devant Darkman, la claque devant un Plan Simple, la jubilation de le voir s’attaquer à Spidey (bon, ça a bien changé depuis).
Et pourtant, voilà Drag me to hell… Je l’admets sans ambages: je me suis ennuyé. Ennuyé comme devant un DTV moyen aux figures imposées (techniquement, ça sent un peu la naphtaline non?) mais surtout devant un scénario convenu au possible, tournant en rond et au twist final prévisible depuis le début de la dernière bobine. Et puis ces SFX quoi…Je comprends que le père Sam ait voulu donner une touche « cartoon » aux scènes grand guignol mais quand même! On a l’impression de se retrouver devant les effets spéciaux du Cobaye 3 avec, en climax du ridicule, la scène de la chèvre….Le film semble pendant toute la durée du métrage le cul entre deux chaises: CGI ou effets en live, satire sociale ou film d’horreur, Evil Dead ou Mort sur le Gril, Alison Lohmann ou Dorade Royale?

Le seul intérêt émotionnel du film reste pour moi le regard final de Justin Long, impressionnant de justesse. Et c’est d’ailleurs lui la vraie bonne surprise du film.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :