Sandra, tu me casses les Bullock

17 Nov

« All about Steve ». Ca commence plutôt mal avec ce piètre jeu de mot singeant le “All About Eve” (1950) du grand Joseph L. Mankiewicz et c’est solidement attaché à une chaise et bailloné par ma compagne, que j’ai été obligé de voir ce nouvel opus de la petite fiancée de l’Amérique, Miss Sandra Bullock (alors que moi je voulais matter “Pontypool”, merde).

Une brillante cruciverbiste (rédactrice de mots croisés, bande d’incultes) décide, après un première rendez-vous rapide, qu’un cameraman de CNN est son âme soeur. Etant donné que le métier du caméraman le fait se déplacer ça et là, elle traverse le pays de long en large, profitant de l’occasion pour participer à des évènements médiatiques, tout en essayant de le convaincre qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Lors de son périple, elle rencontre un groupe de marginaux qui l’apprécient pour ce qu’elle est.

“Si si je te jure! J’ai joué dans Speed!!!”

“Sans déconner….”

Bon ben voilà. Nous avions quitté Sandra Bullock en executive woman amoureuse de Ryan Reynolds dans le “sleeper hit” de l’été “The proposal” et on retrouve la même Sandra Bullock cette fois en simili-geekete-cruciverbiste amoureuse du beau Bradley Cooper (“The Hangover”) dans ce premier film de Phil Trail, scénariste notamment pour la série “Worst Week”. Etrange comédie que ce “All about Steve”: on sent la patte de Trail à l’aise dans le jusqu’au boutisme – savoureuse charge contre les médias US- mais on sent aussi la grosse papounette de Miss Bullock mettant un frein aux ambitions du jeunot réal sur le thème “Hey mec, je suis LA star du film mais je suis aussi la productrice donc mollo, vu?” (Sandra Bullock qui, au passage, en vieillissant se voit frapper du syndrôme appelé “syndrôme Amanda Lear”. Déduisez-en ce que vous voulez).

On sauvera aussi les performances du toujours impeccable Thomas Haden Church (“Sideways”, “Spiderman 3″) et de Ken Jeong (“Rolemodels”, “The Hangover”) toujours aussi hilarant. Quant à Bradley Cooper, bah, c’est le même Bradley Cooper que dans “The Hangover” mais avec une coupe de cheveux toute cheloue et, me semble t-il, une coquetterie dans l’oeil.

Gros four au box-office (le film a coûté une cinquantaine de millions de dollars et n’en a rapporté que 30), cet essai n’est en soi pas désagréable à suivre (juste pour ses 2,3 fulgurances de comédie ZAZesque et sa charge anti-journalistes) mais a trop le cul entre deux chaises pour convaincre définitivement.

En dénouant silencieusement mon baîllon et mes chaînes au terme des 1h30 de projection, je me suis aperçu que ma compagne dormait. Ca tombe bien, demain je lui fais pareil pour “Pontypool”. Pas sûr qu’elle apprécie.

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Une Réponse to “Sandra, tu me casses les Bullock”

  1. mixmastermario novembre 18, 2009 à 11:27 #

    Sandra Bullock a fait fantasmer des millions de geeks avec ***l’excellent*** « traque sur internet ».

    En t’attaquant à l’e-conne, tu risques le chatiment supreme : lapidé à coup de clefs et fouetté avec des cables Fayawaya.

    Et ce sera bien fait pour ta gueule.

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