Archive | décembre, 2009

The Box: à prendre ou à laisser

21 Déc

Raté lors de sa plutôt confidentielle sortie ciné, je me suis rattrappé ce week-end et j’ai découvert le dernier « effort » de Richard Kelly (Donnie Darko et Southland T… non, rien). Gros gros bouillon au box office US, le film vaut néanmoins un peu mieux que ce qui a déjà été dit un peu partout en ligne, et ailleurs. Rappelons tout d’abord l’histoire: Norma et son époux mènent une vie paisible dans une petite ville des Etats-Unis jusqu’au jour où une mystérieuse boîte est déposée devant leur domicile. Quelques jours plus tard, se présente l’énigmatique Arlington Steward qui leur révèle qu’en appuyant sur le bouton rouge de la boîte, ils recevraient 1 000 000 $, mais cela entraînerait la mort d’un inconnu…

Interprété par l’impeccable James Marsden (l’endive Cyclope dans les 3 X-Men) et la moins impeccable Cameron Diaz (oscar du plus joli brushing), The Box est adapté d’une très courte nouvelle du génie Richard Matheson, « Bouton, bouton ». Etait-ce suffisant pour en faire un film de près de deux heure? Non, non et non.

Cameron Diaz dans « Drôles de dames au Palais des Glaces »

Le film de Richard Kelly (à mon avis, à l’aura très surestimé) aurait gagné à être raccourci et ainsi gagner en efficacité. Celà dit, la volonté du jeune réalisateur de conférer à son métrage une esthétique 70’s (on n’avait pas vu plus belle réalisation « formelle » depuis le « Zodiac » de Fincher) rend le spectacle qui se déroule sous nos yeux pas désagréable à suivre mais juste un peu lourd par la faute d’un auteur-réalisateur-producteur qui doit certainement avoir peur de ne pas pouvoir enchaîner sur un autre film derrière alors c’est pour ça qu’il met le pot de nutella, les bananes et le reste du frigo dans le film. Indigeste? Ouais, un peu. Assez marrant d’ailleurs qu’avant ce film, Kelly ait été à l’origine du projet « Prédictions » d’Alex Proyas qui met en lumière à peu près les mêmes thématiques. Ouais, sauf que Proyas a saisi et imprimé les codes du B-movie dans son film ce qui n’est pas le cas de ce petit prétentieux de Kelly. Et c’est pour ça qu’on se bouffe de loooooooooongs tunnels de pensum pseudos poéticos-ésotériques en plein milieu du film (la scène de la bibliothèque!!!) et de loooooongs plans sur le parfait Franck  Langella assis à son bureau de démiurge E.T.

On sent la volonté de Kelly de faire nombre de clins d’oeil à tout un pan de la mythologie SF hollywoodienne: de Body Snatchers à Etoiles, garde à vous, tout y passe. Malheureusement, tout cela semble toc: Kelly semblant beaucoup plus intéressé et à l’aise avec ses thématiques favorites de loops, destinée, etc qu’avec un genre de la SF qu’il ne maitrise pas. Le jeune réalisateur semble « utiliser » le cadre science fictionnel pour y faire passer ses angoisses (classique) mais malgré tout, cette utilisation de la SF semble « fausse » et opportuniste.

On a donc l’impression d’avoir deux films en un dans cette boîte: le film de Kelly (ses paranos, son utilisation de « l’eau », etc) et un film de SF plus classique. Perso, c’est ce second film que j’aurai aimé découvrir, in extenso.

Reste une scène finale qui m’a rappelé une des questions les plus non-sensiques du monde: Tu préfères avoir des dents en mousse ou des canards qui te suivent partout?

Ceux qui ont vu le film comprendront.

The Tournament

21 Déc

Non mais C’EST QUOI CE FILM??!!

Sans déconner,  chouf le pitch: « Tous les sept ans, dans une ville qui ne s’y attend pas, se déroule le « Tournoi ». Soit une bataille royale au cours de laquelle les 30 assassins les plus mortels au monde se retrouvent pour s’affronter, attirés par la récompense de 10 millions de dollars et la promesse de devenir le tueur numéro 1. Filmés en permanence, ils déchainent ainsi les passions de riches parieurs tandis que certains concurrents découvrent au contact de leurs adversaires la vraie valeur de la vie… ».

– Eh oui, tu es a Middlesborough…

– NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!

Déjà, « la ville qui ne s’y attend pas », c’est Middlesborough. Ca pose le décor. En plus, les « 30 meilleurs assassins les plus mortels » au monde ne sont pas capables de déceler un piège destiné à les « marquer » via une puce que même ma petite fille de 7 mois elle aurait fait mieux. Ensuite, je m’attendais à me retrouver embarquer dans un ride de 90mn avec Lucy Liu (bave) mais c’était seulement Kelly Hu (bave mais moins). Enfin, je crois que Robert Carlyle a de sérieux problèmes avec le fisc vu ce qu’il est obligé de tourner pour rembourser ses dettes.

En fait, tous les passages qui mettent en scène le « grand méchant » (faut vraiment utiliser les guillemets là hein parce que Liam Cunningham est juste risible dans le rôle) me font penser à des Vandamme Early 90’s avec ses lumières bleues, les filles un peu dévêtues (mais pas trop), les plans fixes (toujours les mêmes en fait) et les faux raccords. Le pire dans ce film: AUCUNE scène fun. RIEN. WALOU. NIB. NADA. 1h25 de je-me-fais-chier-mes-yeux-se-ferment-tout-seuls. Ian Somerhalder (Lost) tente une création de personnage de vicieux serial killer texan mais ca composition aurait tout juste sa place au panthéon des plus mauvais méchants de la série « Quai N°1 ». Même le roc Ving Rhames (Dawn of the dead) ne parvient pas à sauver le film du marasme le plus total (son leitmotiv de vengeance c’est juste nawak).

Ah oui, le seul truc drôle du film c’est l’espèce de geek sosie de Seth Rogen.

Voilà.

Halloween 2, c’est pas le Myers

14 Déc

Rob Zombie a pété les plombs. Ou alors Rob Zombie a décidé de défoncer son film et par extension les gros Weinstein qui lui en ont fait baver pendant le tournage.

Bref rappel des faits: Rob Zombie sort du Two thumbs Up « The Devil’s Reject », fantastique hommage brut à tous les damnés de la terre et retour prends ça dans ta gueule sauce vrai cinoche des années 70. Les frères Weinstein sont en train en ce moment là de monter un « reboot » de la franchise Halloween et confient donc les clefs du camion au père Rob. Petit budget (aux alentours des 15M de dollars) mais maxi-succès (80M worldwide) pour cette honnête relecture du boogeyman utime inventé par Papy Carpenter.

Harvey & Bob décident donc vu le succès du premier opus d’enchaîner direct sur une suite directe en laissant toujours Zombie aux manettes (après différents refus dont ceux de Bustillo & Maury, les frenchies de « A l’Intérieur ») à la différence près que Zombie ne dispose que d’une année pour l’écriture, le tournage et la sortie du film! Le résultat? Une véritable catastrophe…Explications.

Halloween 2 reprend donc après la fin du premier film. Laurie Strode, en charpie, s’est débarrassé de Myers. Elle erre comme une âme en peine dans les rues d’Haddonfield. Recueillie peu après par le sheriff, interprété par Brad Dourif, elle est hospitalisée d’urgence afin de panser ses blessures, morales comme physiques. Mais, las, Myers revient à la vie (LA scène choc du carambolage du début) et n’en a pas finit avec la gamine insupportable Taylor Scout-Campton…

On débute donc le film avec la scène de l’hôpital, véritable décalque du Halloween 2 original qui voyait la bustée Jamie Lee Curtis se faire poursuivre 1h30 par son décérébré de frère dans le centre de soins. Sauf que non. C’est un rêve de Laurie (15mn pour CA??!!) et elle se réveille donc 2 ans plus tard du carnage d’Halloween chez son père adoptif, le sherif. Myers, lui, pendant ce temps a enlevé son masque pour s’isoler dans la campagne avec sa touche de charclo (on y distingue sa gueule de viking) sous LSD (il a des visions de sa môman et de lui, gamin, lui commandant de ramener Laurie rejoindre toute la family ad patres). Myers bat la campagne avec son balluchon (et son canif de 40cm hein, faut pas déconner), il mange des bergers allemands et parfois, il décanille des paysans un peu trop portés sur la batte de base ball.

Laurie, qui apprend pendant ce temps grâce à l’ouvrage du Docteur Loomis (Malcom Mc Dowell, plus cabotin que jamais) qu’elle est la soeur de Myers, pète les plombs et va boire des bières. Myers arrive à Haddonfield, pile 30mn avant la fin du film, et le carnage peut commencer…

Sous le masque, Frédéric Lefebvre

Niveau craspec, je crois qu’on aura jamais fait pire que ce H:2. Tête qui éclate sous des rangers pointure 52, corps explosé suite à un carambolage, lacérations, explosages de crânes…Zombie ne lésine pas sur les moyens. Pour apposer une catharsis sur sa haine des Weinstein ( qui lui en ont fait baver. Et baver encore) ou pour masquer la faiblesse d’un scénario indigent?

Les visions de Myers sont à hurler de rire (bon on sait bien que tu aimes ta femme Sheri Moon, Rob, mais quand même!), le « nouveau » rôle donné à Loomis complètement ridicule (il faut voir Loomis invité d’un show TV en compagnie de … Weird Al Yankovic!!! WTF!) et le climax des enjeux dramatiques, comment dire, incertains.

Restent quelques plans iconiques du boogeyman crée par Carpenter (notamment lors des premières séquences de l’hosto) et l’interprétation toujours impeccable de Brad Dourif. Ca fait bien maigre me direz vous? Oui, vous répondrai-je.

The Road

7 Déc

Adapter l’inadaptable. Donner corps à l’impossible. C’est à un défi immense auquel s’est attelé l’équipe du film: adapter le roman éponyme de Cormac McCarthy, prix pulitzer 2007.

Je me souviens de ma rencontre avec le bouquin, pendant la grossesse de ma femme. Parcourant les pages les unes après les autres tout en jettant des coups d’oeil sur le ventre arrondie juste à côté de moi, me procurait une angoisse diffuse. L’angoisse car lire ce bouquin a été une expérience quasi mystique pour moi: cela permettait de ressentir ce que ça allait être, de devenir papa et putain c’était flippant. Découvrir le film m’a permis de boucler la boucle. Oui c’est bien ça la paternité: être prêt à tout, faire un don de soi quotidien, fin de l’égocentrisme. Terminé.

Pour ceux qui auraient vécu dans un placard ces 3 dernières années, voici ce dont cause The Road: Il y a maintenant plus de dix ans que le monde a explosé. Personne ne sait ce qui s’est passé. Ceux qui ont survécu se souviennent d’un gigantesque éclair aveuglant, et puis plus rien. Plus d’énergie, plus de végétation, plus de nourriture… Les derniers survivants rôdent dans un monde dévasté et couvert de cendre qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il fut. C’est dans ce décor d’apocalypse qu’un père et son fils errent en poussant devant eux un caddie rempli d’objets hétéroclites – le peu qu’ils ont pu sauver et qu’ils doivent protéger. Ils sont sur leurs gardes, le danger guette. L’humanité est retournée à la barbarie. Alors qu’ils suivent une ancienne autoroute menant vers l’océan, le père se souvient de sa femme et le jeune garçon découvre les restes de ce qui fut la civilisation. Durant leur périple, ils vont faire des
rencontres dangereuses et fascinantes. Même si le père n’a ni but ni espoir, il s’efforce de rester debout pour celui qui est désormais son seul univers.

Bizarre de voir la bannière Weinstein flotter au début du générique. On s’attend au pire. Surtout après la première bande-annonce datant d’il y a quelques mois qui laissait présager un survival classique alors que le bouquin est tout sauf ça. On n’est pas plus rassuré par les premières images du film montrant une charlize theron superbe dans son jardin jetant un regard amoureux à son viggo mortensen de mari lui même flattant l’encolure de ses canassons. WTF?? On essaie de donner corps, de personnaliser les persos alors que le bouquin de Mc Carthy était dans l’unidimensionnel, dans l’universel. Stop. On plonge pour de bon dans le film à l’issue de cette première séquence et on y retrouve tout ce qui nous avait tiré des larmes en le lisant.

Le père et son fils, le vieux Elie (Un Dieu sur la route?), le goût de cendres dans la bouche, les images de deux pantins désarticulés et affamés parcourant un monde gris et terne en quête d’un improbable sens mais animés par le même sentiment: survivre. Oui, mais survivre pourquoi? Pour rencontrer la pire décadence et le pire méfait humain à savoir le cannibalisme? Survivre jusqu’au dernier souffle, juste avant de mettre une balle dans la tête de son enfant pour l’empêcher de souffrir? Survivre pour profiter des derniers résidus de notre société de consommation en buvant un dernier coca et faire un dernier festin? Survivre jusqu’à voir les dernières lumières de ce monde malade s’éteindre. Une par une.

Vous l’aurez compris: VOIR The Road a été la même expérience pour moi que LIRE The Road. Viggo y est formidable tout comme le petit Kodi Smit-McPhee. Charlize Theron y est magnifique, le dernier ange sur terre avant que le feu ravage tout. Et que dire de Robert Duvall? En 5mn de présence à l’écran, il est un Dieu fatigué, perdu, lassé des hommes. Cherchant son chemin.

1h50 de projection. Les lumières se rallument. On se fraie un chemin pour sortir le plus rapidement possible de cet enfer. Courir sur le chemin du retour. Rentrer. Et serrer très fort son enfant contre soi.

Patron, une butler!

3 Déc

Non, on ne fêtera pas les piètres résultats du premier week-end de « The road » (seulement 2 petits millions de dollars au Box-Office) mais on vous offre une petite exclue cinéphaegious, la critique en avant-première du dernier film de Gerard Butler & Jamie Foxx, « Law Abiding Citizen ». La nouvelle réalisation de F. Gary Gray (qui nous avait offert, à 28 ans seulement, « Le Négociateur » avec Kevin Spacey et Samuel Jackson) raconte l’histoire d’un homme (Butler), qui dix ans après le meurtre de sa femme et de sa fille,  se dresse contre le procureur (Foxx) en charge du procès des meurtriers, pour obtenir lui-même la justice. Sa vengeance menace tout aussi bien l’homme qui leur a accordé la clémence, que le système et la ville elle-même (et la planète entière? NON! Reste assis Michael Bay).

Le film démarre fort par une grosse scène choc qui donnera beaucoup, beaucoup de cauchemars à l’association des pères de famille united. Je vous laisse la découvrir lors de la sortie du film mais c’est un vrai cauchemar, brut, sauvage et inéluctable…La suite du film se présente comme un mix entre un film de prétoire et un film d’action bien bourrin comme on les aime. Malheureusement, F. Gary Gray aimant aussi bien l’un que l’autre, il ne sait à aucun moment choisir son camp. Passé le moment jubilatoire qui consiste en la punition infligée aux assassins de la fille de Gerry Butler, se pose une question importante quant au message du film. Un peu nauséabond par moment (doit-on se passer de la justice des hommes pour assouvir sa vengeance?) et franchement crétin à d’autres, on ne peut pourtant s’empêcher d’imaginer ce qu’aurait donné le film si il avait été dans les mains, par exemple, de Franck Darabont (« The Mist » et sa gestion des failles humaines), comme il en était question lors de la pré-prod du métrage ou encore de David Fincher. Honnête filmmaker, F. Gary Gray fait office de Yes-Man à Gerard Butler (également producteur du film) qui souhaitait s’offrir un véhicule filmique un peu moins lisse que ses dernières interprétations en date.

« hé mec, t’as quillé ou quoi? »

Reste l’aspect purement formel et factuel du métrage, avec des bons moments de tension nerveuse, son interprétation on va dire correcte, de Butler (THIS IS SPARTA! for ever) à Jamie (« j’ai été oscarisé pour le rôle d’un aveugle héroinomane et pianiste je peux bien jouer le rôle d’un proc’) Foxx en passant par Bruce McGill ou encore Colm Meaney qui se transforme petit à petit en Nick Nolte de série B.

On passera outre un twist final qui ferait passer la série Prison Break pour du Pasolini pour au final prendre un petit plaisir coupable face à une honnête série B qui prend la relève des Bronson des années 80 ou du plus récent (et fantastique aussi, bien qu’à la morale tout aussi douteuse) « Death Sentence » avec Kevin Bacon. Tiens, c’est vrai que ces deux films ont beaucoup de points communs. Pour le meilleur et pour le pire.

Après la grippe…

1 Déc

Sensation extrêmement étrange de décider de regarder « Carriers » LE premier film inspiré plus ou moins de ce que notre société traverse au niveau sanitaire et d’aller le même jour se faire vacciner dans un des centres parisiens où le temps d’attente paraît interminable (faîtes un test: une fois arrivé dans le dit centre, vous vous dîtes que vous avez « Titanic » + 1 heure avant de passer à la casserole. Vous verrez, ça déprime).

Donc, « Carriers » disais-je.

Réalisé par David & Alex Pastor, deux jeunes ibériques d’à peine la trentaine, ce film nous a été vendu comme un film « d’infectés » de plus à la sauce barbaque « 28 days later ». Pour preuve, regardez le trailer:

Hein, vous en voulez pour vos 9 euros de zomblards affamés et coursant des demoiselles charnues?

Et bien, non. Perdu. « Carriers » est tout, sauf ça, et c’est tant mieux: C’est l’histoire de quatre amis qui fuient le virus et évitent tout contact, de crainte de rencontrer des porteurs du virus. A l’affiche du film Carriers: Lou Taylor Pucci, Chris Pine (qui joue le rôle du Capitaine Kirk dans le nouveau Star Trek), Piper Perabo and Emily VanCamp. Casting très sympa donc qui nous permet de croire à la dimension « humaine » du film, car ce n’est pas ce pitch d’un commun absolu qui maintient notre intérêt pendant les 1h20 que compte le film mais bien l’aventure humaine, le poids des actes et des choix, en somme qu’est ce que rester humain lorsqu’il n’y plus d’humanité?

Les méfaits des lampes à UV

Tout d’abord histoire fraternelle (on sent que les frangins Pastor ont évacué « leur » histoire et leurs phobies de cette manière), histoire d’amour et film catastrophe, le film est littéralement porté par un Chris Pine habité. Ce jeune acteur s’affirme déjà comme un des plus prometteurs de ces prochaines années si les petits cochons ne le mangent pas (ah on me fait signe dans l’oreillette qu’il vient d’accepter le rôle de Jack Ryan dans un reboot actuellement en préparation). Tu salueras les cochons de ma part, Chris.

Road-movie sans but ni objectif sauf celui de voir la mer « une dernière fois », « Carriers » vous laissera une sensation d’amertume au fond de la gorge lors d’une scène finale qui en nouera plus d’une.

Sur ce, je retourne analyser les effets secondaires du vaccin H1N1.