Archive | janvier, 2010

Paranormal Activity

26 Jan

Très très court billet juste pour dévoiler une vérité. LA vérité crue. Si je me réfère au nombre de requêtes google qui atterrissent ici sur le thème: « Paranormal Activity vrais acteurs? », « Acteurs de Paranormal Activity morts? », « Paranormal Activity histoire vraie? » ou encore « Paranormal Activity actrice aux gros seins »; je suis donc au regret de vous apprendre que cette bande d’1h26 est un….

FILM

Un truc avec de la pellicule qui raconte une histoire quoi. Genre le truc qui a été inventé par les Lumières Brothers. Genre il y a longtemps. Bien avant l’invention des PC, de Youtube, des agences Marketing. Et bien avant Oren Peli.

Non mais oh.

Oren Peli devant son Amstrad CPC 6128

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Sherlock Holmes

25 Jan

Avec quelques jours d’avance, nous avons pu découvrir cette nouvelle version de Holmes, conçue par le très inégal ex-Madame Ciccone, Guy Ritchie. Le trublion anglais, auteur des plutôt bons Crimes, arnaques et botanique et Snatch et d’un reste de filmographie complètement indigeste, s’en sort finalement pas trop mal grâce à une réalisation plutôt sobre (et bonne), quelques scènes proprement hilarantes (la bagarre en français dans le texte avec un colosse frenchie) et une production design incroyable: c’est pas le Londres steam-punk que l’on rêvait de voir mais en tout état de cause c’est vraiment pas mal.

Allez, hop, l’histoire pour ceux qui auraient vécu dans un caisson hyperbare depuis le 19ème siècle:

Aucune énigme ne résiste longtemps à Sherlock Holmes… Flanqué de son fidèle ami le Docteur John Watson, l’intrépide et légendaire détective traque sans relâche les criminels de tous poils. Ses armes : un sens aigu de l’observation et de la déduction, une érudition et une curiosité tous azimuts; accessoirement, une droite redoutable…
Mais une menace sans précédent plane aujourd’hui sur Londres – et c’est exactement le genre de challenge dont notre homme a besoin pour ne pas sombrer dans l’ennui et la mélancolie.
Après qu’une série de meurtres rituels a ensanglanté Londres, Holmes et Watson réussissent à intercepter le coupable : Lord Blackwood. A l’approche de son éxécution, ce sinistre adepte de la magie noire annonce qu’il reviendra du royaume des morts pour exercer la plus terrible des vengeances.
La panique s’empare de la ville après l’apparente résurrection de Blackwood. Scotland Yard donne sa langue au chat, et Sherlock Holmes se lance aussitôt avec fougue dans la plus étrange et la plus périlleuse de ses enquêtes…

Tout d’abord, le scénario. Nous allons tenter de ne pas spoiler mais il est beaucoup plus malin que ce que nous aurions pu craindre. En effet, le canevas classique vilain/enquête/climax/happy end est à priori respecté sauf que…Ben sauf que plutôt d’avoir un twist final à deux balles on a juste une très fine relecture de l’histoire et une mise en perspective différente, ce qui change tout. Oh ce n’est pas le scénar du siècle mais il est suffisamment malin et finaud pour mettre en place les éléments-base de l’univers Holmsien.

Le personnage de Holmes. J’en entends d’ici hurler au loup en regrettant qu’un erzats de Peter Cushing n’ait pas été casté pour le rôle et qu’on se tape Iron Man à la place. Soit. Le choix de Robert Downey Jr (qui à l’air de s’éclater comme un petit fou dans la peau du détective drogué ceci dit) peut s’avérer étrange dans la mesure ou celui-ci est très fortement brandé Iron Man maintenant mais la volonté de créer une nouvelle franchise film d’action « décalé » avec un personnage à priori pas adapté pour (Holmes donc) est plutôt marrante et prometteuse.

Chapeau melon et mottes de cuir

On vient de parler de Downey (plutôt bon donc). Jude Law offre une vision de Watson assez rigolote aussi, ses yeux bleus tristes ont du mal à masquer un quelconque traumatisme de guerre que son boîtement trahit. La relation quasi fusionnelle entre les deux (et disons le, une lecture quelque peu crypto gay) agit comme un véritable moteur de l’histoire et on sent bien que « Gay » Ritchie s’est bien amusé à placer quelques petites images et scènes pour le moins ambigues. Rachel McAdams, toujours sublime, offre une composition intéressante mais nettement en deça de celle de nos deux héros. Sinon, question supplémentaire: PUTAIN MAIS QUI VA JOUER MORIARTY? (à priori, Brad Pitt. NDLR)

Parenthèse: la création du personnage du professeur Moriarty par Conan Doyle était dès le départ destinée à se débarrasser du personnage de Holmes que son auteur ne pouvait plus souffrir au point donc de créer sa némésis ultime…Mais ce ne sera évidemment pas le cas ici, puisque de respect à l’oeuvre de Doyle il n’est pas question: le seul objectif était d’offrir au spectateur un Holmes « Badass ». Et c’est plutôt réussi….

Step by Step…

20 Jan

… Oh baby, gonna get to you giiiiiiiiiiiiirl. Ouais, bon, ok. On ne va pas parler du tuuube planétaire des nioukidonzeblok mais du remake de « The Stepfather » (a.k.a « Le beau-père ») sorti (?) dans nos vertes contrées, en catimini, il y a quelques semaines avec Dylan Walsh (Nip Tuck) dans le rôle titre, en lieu et place de Terry O’Quinn (John Locke for ever) dans la version originale sortie à la fin des années 80.

Après avoir terminé son école militaire, Michael rentre à la maison. Il y découvre sa mère en pleine histoire d’amour avec son nouveau petit-ami David Harris. Alors que les deux hommes commencent à se connaître, Michael devient de plus en plus suspicieux : son beau-père a toujours été là pour rendre service, mais ne serait-ce pas un leurre pour cacher ses pires travers ? Le jeune homme décide alors de mener l’enquête avec l’aide de sa petite amie  et ne tarde pas à découvrir que ce « gentil homme » semble être un serial killer qui aurait déjà éliminé plusieurs familles… Déjà, dans le quartier, les quelques personnes ayant remarqué les incohérences du récit de David Harris commencent à mystérieusement disparaître. Michael doit rapidement mettre ses proches en sécurité.

Et mes seins? Tu les aimes mes seins?

ENCORE UN COUP DE JS CARDONE! Le sombre producteur/scénariste mégalo de l’horrible bouse PROM NIGHT revient et il est toujours aussi content. Après le carton de son insipide slasher de l’année dernière (déjà un remake) dédié au public de Newport Beach et de Gossip Girl (le seul slasher certifié 100% aucun frisson d’ailleurs), Cardone continue d’exploiter le filon en « offrant » cette fois au public teen un remake du plutôt excellent « The Stepfather » de Joseph Ruben, thriller tendu comme un string de Jenna Jameson, offrant à Terry O’Quinn le rôle de sa vie (avant Lost, évidemment).

Ce remake minable accumule les poncifs et les clichés (quoi de mieux pour faire retomber le soufflé qu’une scène d’exposition détaillant tous les enjeux et ne laissant aucune surprise au spectateur) et les scènes chocs qui n’en sont pas vraiment. Qui n’en sont pas du tout, d’ailleurs.

Reste néanmoins une interprétation potable de Dylan Walsh, qui offre une composition de Beau-Père-Fouettard-Psychotique une dimension inattendue et plutôt crédible.

The Canyon: Into the wild

12 Jan

On poursuit avec la tournée des inédits avec The Canyon de l’inconnu Richard Harrah, qui a fait l’essentiel de sa carrière dans la production executive notamment pour la série Anacondas (sic).

Jeunes et amoureux, Nick et Lori ont décidé de faire le grand saut en s’ enfuyant ensemble vers Las Vegas pour nouer leurs vœux à jamais. Une lune de miel est de mise : une semaine dans la beauté naturelle du Grand Canyon. Nick a toujours eu une fixation sur l’ historique de l’ endroit et Lori est plus que disposée à joindre son nouveau compagnon pour une visite guidée à dos d’ âne à travers le canyon. Bien sûr, ces visites ne sont pas monnaie courante et nécessitent un laissez-passer qui demande des mois de réservation et de préparation. Voilà qu’ Henry (Will Patton), un vieil alcoolo excentrique semblant autant faire partie de la terre qu’ être l’ un de ses résidents, arrive dans le portrait avec une solution miracle. Personnage racontar et rebelle dans sa façon de faire les choses, Henry offre de guider le couple dans le canyon, fournissant même l’ équipement requis. Les nouveaux mariés acceptent, la visite avance et tout va pour le mieux, jusqu’ au moment où Henry est mordu par un serpent venimeux. Les animaux-guides paniquent et se dispersent, laissant Nick et Lori à eux-mêmes, sans point de repère. Le couple étant incapable de venir en aide à Henry, dont les heures sont comptées, ils demeurent prisonniers dans le gouffre du canyon sans aucune connaissance des lieux ni ressources nécessaires. Tout ce qui les attend est la faim, la soif et des loups errants…

Dis canyon. Pouet Pouet!

Grosse et belle surprise que cette petite production indépendante porté par un couple de jeunes acteurs épatants, dont la délicieuse Yvonne Strahovski (la série Chuck) et l’athlétique Eion Bailey (Fight Club). Will Patton (The Postman) n’est pas en reste puisqu’il semble incarner (en 40mn de présence à l’image) la substantifique moelle du grand canyon. Impressionnant.

L’histoire en soi est loin d’être révolutionnaire, surtout dans une première heure pépère (mais filmée de manière superbe) qui enchaîne ballade, rochers, mulets, corbeaux et bons mots. Mais on sent tout de même que l’ambiance se fait de plus en plus pesante, le soleil de plus en plus chaud, les rapports se tendent entre les protagonistes jusqu’au décès (attention, spoiler) du guide et la scène de la chute de la paroi.

Et là, attention.

45mn de folie attendent le spectateur. Pas tellement dans une frénésie de jump scares et de montage cut (le film, et c’est admirable, garde le même rythme de montage « lent » tout du long) mais dans la caractérisation des personnages, les choix qu’ils devront faire pour survivre et le paysage alentour qui, d’idyllique, devient un enfer rouge.

Je ne veux pas en révéler plus que ça sur LA scène choc du film (la scène finale) mais dîtes vous que si en 2008, la fin de THE MIST vous a marqué, en 2009 la fin de THE CANYON n’est pas mal non plus…

Peter, assieds toi 2 minutes, faut qu’on parle

11 Jan

Ca suffit maintenant de pondre des films définitifs depuis tes débuts. Définitif dans l’amateuro-goresque « Bad Taste », définitif dans le film de poupées complètement décérébré « Meet the feebles », définitif dans le gore tout court (la fin de ta première époque) avec « Brain Dead », définitivement émouvant « Heavenly Creatures », définitif encore avec le sous-estimé et virevoltant »The Frighteners », la trilogie de l’anneau, n’en parlons pas (à part tes longues séquences avec tes arbres dans « Les Deux Tours ») et, enfin, le magnifique « The Lovely Bones » (sortie en février prochain).

Adapté d’un roman d’Alice Sebold, « Lovely bones » (Jolis os), raconte l’histoire d’une adolescente de 14 ans victime de viol et de meurtre, qui observe sa famille et ses amis depuis l’au-delà.

Pitch simplissime pour une fable de  deux heures brassant les thèmes de l’identité adolescente, les rapports familiaux, la face obscure de l’être humain, le danger inattendu, l’amour et, évidemment, l’acceptation et la délivrance.

Sortir d’une trilogie ayant marqué le monde du cinéma (rappelons qu’avant l’arrivée d’AVATARTE, le « Retour du Roi » était le deuxième film le plus rentable de l’histoire du cinéma) n’était pas chose aisée pour Peter Jackon, l’ex petit gros kiwi à la tête d’une des maisons de production les plus puissantes aujourd’hui (WingNut). Le fait pour le néo-zed de s’attaquer au best seller « La Nostalgie de l’Ange », un projet intimiste et quasi-personnel, était le meilleur choix possible pour cet artiste multi-tâches à la sensibilité aujourd’hui reconnue.

Salut, c’est Peter Jackson. Avec SlimGros, j’ai paumé 30 kgs!

Le film aurait pu tomber dans le scabreux (le fil rouge concerne notamment le serial killer -brillamment interprété par Stanley Tucci- qui viole et démembre l’héroïne du film en tout début de métrage) mais que nenni. Jackson nous offre deux heures  émouvantes, brillantes, légères comme un flocon de neige. De colère il n’en est quasiment plus question, ici c’est d’espoir dont on cause. Les images de l’entre-deux mondes de Susie Salmons sont magnifiques (près d’une année entière de post-prod a été nécessaire pour donner corps aux fantasmes du réalisateur) et le soin apporté au sound design du film est à tomber. Le casting quant à lui est irréprochable: Mark Walhberg, tout en sobriété et en retenue, porte littéralement le film, Stanley Tucci (dont la femme décèdera d’un cancer en phase terminale pendant le tournage) est impressionnant dans le rôle du pire salaud qu’on aura eu l’occasion de voir sur un écran de cinoche depuis longtemps, Susan Sarandon en caution humoristique est parfaite et la petite du rôle titre, fort juste. Seul bémol quant à l’interprétation de Rachel Weisz, dont la portée du rôle a semble t-il été réduite lors du tournage (on sent une potentielle idylle entre son personnage et le lieutenant de police mais on sent aussi que ces scènes là ont été sucrées).

Les choix de mise en scène se révèlent véritablement audacieux et empreints d’une poésie incroyable (la scène du meurtre SANS le meurtre notamment), les mouvements de caméra incroyablement justes et aériens, la production design magnifique: bref, LA confirmation que Peter Jackson peut s’attaquer à tous les sujets possibles et imaginables, il nous trouera toujours le cul. De plus, le choix de faire un montage alterné tout au long du film (les séquences de l’entre deux monde alternent avec les séquences terrestres) est très judicieux: la scène du meurtre de Salmon alternée avec la scène du diner en famille fait son petit effet.

On note également un ÉNORME hommage à Hitchcok lors de la scène de l’intrusion par la jeune soeur Lindsey dans le repaire de la « bête »: 10mn sans un son, sur le fil du rasoir, qui nous laisse sans voix et avec une grosse boule à l’estomac.

Selon le Los Angeles Time, Lovely Bones pourrait concourrir dans -au moins- 6 catégories différentes lors des prochains Oscars.  J’en fais déjà mon favori. Et, au fait, avez vous reconnu Peter Jackson dans le film?

Hey, James Cameron, n’oublie jamais…(attention, ce post ne parle pas d’AVATARTE)

7 Jan

…qu’avant de devenir le maître du monde du cinéma, tu t’es rendu coupable de Piranha 2. Et ouais mec. Piranha 2, tu t’en souviens? Cette co-prod américano-italienne, ou tu prenais la relève de Joe Dante et sa parodie de Jaws, ce film ou tu faisais voler des piranhas même qu’on voyait les ficelles à l’écran, ce pauvre film avec des pauvres acteurs où 90mn nous semblait une éternité lors de sa découverte sur Canal un beau jour de 88 (ou 89 je sais plus).

Jim, n’oublie jamais.

N’oublie jamais que c’est pendant ce film, où pris d’un énorme accès de fièvre, tu avais cauchemardé ce qui allait devenir le pitch de Terminator. Pris dans tes démêlés du tournage de Pi:2 (appelons-le comme ça, ça fait plus chic) tu déclarais une grosse grippe et le soir venu, tu imaginais un exo-squelette venu du futur surgir des flammes et poursuivant ta femme de l’époque.

N’oublie jamais que tu as été viré du plateau par le producteur du film qui a décidé de monter lui même le film (et ça se voit).

Attention, James, un piranha en 3-D!

Jim, n’oublie jamais que tu as fait True Lies aussi.

Ze day of the triffids

4 Jan

La BBC nous habitue depuis maintenant quelques années à des programmes SF de qualité et The Day of the Triffids (un 2 x 90mn) ne déroge pas à la règle. The Day of the triffids est à la base un roman de John Wyndham, publié dans les années 50, et qui met en scène la lutte d’une humanité devenue aveugle après une gigantesque faille solaire contre des plantes carnivores, les triffides éponymes.

La mini série diffusée ces jours-ci sur les BBC est en fait la troisième adaptation de ce roman culte: en 1962 et en 1982, deux adaptations pour le moins inégales avaient déjà vues le jour. Celle qui nous intéresse propose un casting haut de gamme: Dougray Scott (MI 2) dans le rôle du héros, Joely Richardson (la soeur de la regrettée Nathasha Richardson) dans le rôle de l’animatrice TV Joe, Brian Cox (X Men 2) dans celui du papa de Scott, Jason Priestley dans le rôle de l’idéaliste Cocker et le fantastique Eddie Izzard en grand méchant.

Cette nouvelle mouture propose donc une relecture plutôt classe du roman et nettement plus ambitieuse que ses prédecesseurs: crash d’un boeing en plein londres, vision dantesque de la mégapole anglaise sous les flammes, scènes de foules crédibles, etc…le seul point négatif de cette nouvelle adaptation est le design plus ou moins aléatoire des triffids: sorte de grosse plante qu’on dirait montée sur roulements à billes, on s’attend à tous moments à entendre des cliquetis de déplacements de chaise roulante lorsque les triffids arrivent: dur dans ces conditions de trouver en ces géraniums la menace ultime de l’humanité.

Attention, sur cette photo se cache un gros

Sinon j’ai mis 1 bonne heure à reconnaître Jason priestley: je crois bien qu’il a pris 35 kgs.