Archive | juin, 2010

Exam

16 Juin

On reste en Grande-Bretagne pour une autre petite série B mais cette fois d’excelleeeeeeeeeente qualité: EXAM.

8 candidats se présentent pour un examen crucial pour un poste à très haute responsabilité. Mais ils ne s’attendaient à un processus de selection aussi inhabituel. Et si votre vie ne dépendait pas d’une bonne réponse, mais de la bonne question. Ils ont 80 minutes pour la trouver, sinon…

Étonnant premier film de Stuart Hazeldine (vous pouvez pas le rater, il l’a écrit, réalisé, produit, monté et je suis même sûr qu’il a fait les cafés) qui rappelle bon nombre de films malins de ces dernières années comme SAW ou encore CUBE.

Putain ces chemises aux boutons double côté, RELOU!

Néanmoins, EXAM se veut tout autre. Unité de lieu, 8 personnages principaux (+ un garde muet tout du long), une feuille vierge devant eux et un stylo, et juste, juste une énorme pression psychologique pendant 1h40. Qui tire les ficelles? Qui a la bonne réponse? Quel est ce mystérieux virus à l’extérieur? Et si nous étions tous des cobayes? Et si j’allais boire une bière?

Métaphorique en ces temps de crise financière sévère, assez sadique dans sa manière de mettre les candidats devant une feuille blanche vierge et mettant également en place une revanche cinglante sur tous les RH du monde via une scène choc assez stressante, EXAM fait monter une certaine tension pendant les 2 premiers tiers du film.

Malgré un twist final assez pathétique (et grillé 30mn avant la fin par mes soins), on passe tout de même un excellent moment devant ce petit bijou de série B à la réalisation assez épatante, à l’éclairage digne d’une grosse prod et d’un cast -surtout le blondinet, acteur principal- au top du hip hop.

Ne regardez pas Nine dead, regardez EXAM!

Trailer:

Salvage

16 Juin

Ouais. Un petit mois sans donner de nouvelles pour des raisons diverses et variées (notamment à cause de les vacances aussi un peu) mais je reviens tout bronzé pour continuer à éplucher avec vous toutes les séries B de films de genre que Madame & Monsieur toutlemonde n’auront pas l’occasion de matter dans leurs multiplex et c’est bien dommage (parfois).

On attaque avec Salvage. Précédé d’une réputation ô combien flatteuse, le film d’horreur british réalisé par Lawrence Gough (réalisateur de courts métrages multiprimés dans les festivals) nous raconte l’histoire d’habitants  d’un quartier de Liverpool qui sont brusquement confrontés à la violence et à la peur lorsqu’un groupe de militaires surarmés bloque tous les accès au quartier et ordonne sans ménagement aux résidents de s’enfermer chez eux. Que se passe-t-il ? Attaque terroriste ? Accident nucléaire ? Paniquée, Neve, une mère de famille, n’a qu’une obsession : aller récupérer sa fille réfugiée dans la maison située de l’autre côté de la rue. Pris au piège de leur propre quartier, les habitants découvrent qu’ils doivent faire face à un danger bien plus monstrueux que ce qu’ils avaient imaginé.

Un pitch déjà vu me direz vous? Et vous aurez bien raison. En dépit d’une entrée en matière assez sympa (le papa et sa fifille dans la voiture pose bien les enjeux et le personnage de la jeune fille, la maman pris en plein sesque avec un amant de passage) qui pose admirablement bien la caractérisation des personnages, avec cette note british très particulière. Les militaires (SAS) font alors irruption à la fin du premier tiers du film imprimant évidemment le virage survival-horreur du film et ça se gâte (un peu).

The Descent 3. Pardon, Salvage.

Manque de moyens, éclairages un peu douteux, influences visibles comme le nez d’Henry Guibet au milieu de sa figure, SALVAGE devient donc un peu bancal à partir de ce moment là. Aliens, Prédator mais surtout The Descent donne au métrage un désagréable sentiment de déjà vu et en moins bien. Petit regret également quant au look, disons, aléatoire de la * SPOILER* créature qui ressemble beaucoup plus à un mec souffrant d’exzema (Karim Exzema) qu’au croquemitaine ambitionné.

En bref, un agréable petit film qui se suit sans déplaisir (notamment grâce à un duo d’acteurs épatants) mais qui ne révolutionne pas, loin de là, le genre.

Trailer :