Archive | septembre, 2010

Frozen

10 Sep

mmmmmmmmAAaaaaahhhh If I could met your heart … mmmmAAAAhhhAAAhhhh….Non j’déconne. Nous ne sommes pas là pour parler de la tentative électro-goth de Madonna dans les charts il y a quelques années de cela mais bien du dernier opus d’Adam Green (le rigolo Hatchett), Frozen.

Trois skieurs coincés sur un télésiège ne vont pouvoir compter que sur eux-mêmes pour en descendre et regagner la ville, le froid leur promettant une mort certaine…

Bon ben voilà, merci Mr le scénariste, @+! Blague à part, ce postulat timbre poste avait de quoi faire peur : comment Adam Green (membre du SPLAT PACK avec notamment Roth, Aja et consorts) allait-il tenir 1h30 durant?

« Quand te reverrai je euuuuuuuuuuuuh »

Et bien il tient. Et plutôt très bien le bougre. Les 3 personnages principaux sont suffisamment bien caractérisés pour que leur histoire interpersonnelle tienne la route pendant toute la durée du métrage et ait une véritable influence sur les décisions prises par les persos. En outre, le personnage incarné par Shawn Ashmore (le Iceman de la saga X-Men) porte le nom de Joe Lynch, le véritable nom, dans la vie, du meilleur ami de Green. Hm. Et la relation évoquée avec Dan (Kevin Zegers, vu notamment dans Gossip Girls) porte en elle certains éléments que l’on pourrait qualifier de crypto gay sans trop s’avancer. La toute jeune Emma Bell, au milieu (sic). Bref, relation « threesome » ambiguë, cadre tour à tour majestueux puis terrifiant, et enfin, des prédateurs rôdant, près de 10 mètres en contrebas, sur la piste.

Les scènes impliquant lesdits prédateurs (non, je ne spoilerai pas d’un autre côté c’est un film à la montagne hein, donc il vous reste le choix entre deux sortes d’animaux possibles : des ours ou des loups) sont d’ailleurs hyper impressionnantes et mettent une tension de tous les diables avant le déchaînement de sauvagerie inévitable.

Petit hommage également aux producteurs du film : BIGGER BOAT, hommage avéré jusque dans leur logo au film JAWS. Hommage qui revient d’ailleurs sous la forme d’un clin d’oeil dans le film.

En résumé : un casting impec, une réalisation über-classe et une tension de tous les instants malgré une dernière demi-heure nettement en deçà des 60 premières minutes…et deux scènes choc à vous dégoûter à tout jamais de la montage et de ses petits plaisirs.

Complètement passé inaperçu aux states (240 000 dollars de recettes cumulés), ce très sympathique petit film pourrait bénéficier d’une seconde carrière dans l’hexagone si un distributeur malin se décidait à en acquérir les droits.

EN BONUS : si vous avez toujours voulu voir le versant hardcore d’une des scènes cultes de Dumb & Dumber, c’est le moment ou jamais….

EDIT : Big up également à Green d’avoir choisi le mythique Kane Hooder pour interpréter le mec du télésiège. Kane Hooder, les gars. Jason Voorhes quoi.

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Burning bright

8 Sep

Une maison, Brianna Evigan & un tigre.

Moi, ça me suffit et je n’ai donc pas regretté ce très sympathique Burning Bright datant de 2009 et trouvé la semaine dernière au petit bonheur la chance chez mon revendeur DVD albanais. Le pitch (même si j’en ai déjà parlé en début de papier) : Depuis le décès de sa mère, Kelly est en charge de Tom, son petit frère autiste. Alors qu’elle s’apprête à partir pour l’université, elle se rend compte que son beau père a pris l’argent qu’elle destinait au centre spécialisé de Tom. Et il en a fait bon usage : il a acheté un tigre afin d’ouvrir un parc safari. Et quand un ouragan est annoncé, la maison est calfeutrée pour la nuit. Mais à son réveil, Kelly réalise qu’elle est enfermée dans la maison avec son frère, et que le tigre aussi…

« Petit chat …minou, minou, minou »

Ouais et sacré tigre. Un tigre du Bengale, 300kg, tout en muscles, dents et griffes. Et le plus étonnant dans l’histoire c’est que 90% des plans où le tigre intervient : for real.

On est vraiment maintenu sous tension pendant les 80mn hyper nerveuses de cette bobine à l’esthétique léchée ou Brianna Evigan (Step Up) fait merveille en femme-forte déambulant en petite culotte et décidée à protéger son petit frère autiste coûte que coûte. A ce propos, la description de l’autisme par le réalisateur et son scénariste est vraiment parfaitement ancré dans le récit : tout s’emboîte et fonctionne parfaitement, notamment par la grâce de la brillante interprétation du jeune garçon.

On peut cependant regretter une scénario qui tient malgré tout sur du papier à cigarette (le beau-père qui veut toucher une assurance vie décide de tuer les deux kids par l’intermédiaire d’un tigre : MOUAIS) et une interprétation un peu aléatoire de Garreth Dillahunt dans le rôle du beau-père (mais si…le méchant du remake de La dernière maison sur la gauche…).

http://www.youtube.com/watch?v=REVCx5Zrsq4

The Thaw

2 Sep

Hey, arrêtez tout ce que vous êtes en train de faire sur le champ : VAL KILMER IS BACK !

A l’affiche du fort sympathique « MacGruber » dans la peau du méchant du film (nous aurons l’occasion d’y revenir), Valou tient donc la guest star de ce The Thaw, petite production canadienne au budget de production équivalent au budget photocopies d’Avatar.

Le mec du milieu c’était Jim Morrisson à un moment de sa vie

Et ben C’EST PAS SI MAL !! De quoi ça cause exactement ? Le Dr Kruipen (Val, donc) est un célèbre écologiste en Arctique qui étudie les conséquences du réchauffement climatique sur les ours polaires. Sa fille, ainsi que triois étudiants et leur pilote vont s’apercevoir que le scientifique et son équipe sont à l’origine d’une découverte effrayante qui pourrait bien menacer l’avenir de l’humanité…

Honnêtement, nous n’attendions plus rien de Kilmer depuis qu’il s’était perdu dans les affres du surpoids et de la coupe de cheveux hasardeuse mais signé un come-back aussi convaincant dans une mini-prod et un film d’horreur (en plus!) c’est vraiment un tour de force.

Bref, assez parlé de Iceman, parlons un peu du film. Un peu de -évidemment- The Thing dans The Thaw (vous voyez, en mettant les titres côte à côte ça saute aux yeux non?), plus un propos écologique qui sans être tape à l’oeil et asséné de manière trop professorale tape tout de même dans le mille.  Le film paraît donc hyper sincère à mille lieux de procédés roublards habituellement utilisés par ce genre de prod. Le soin convaincant apporté aux effets spéciaux des créatures du film achève de catégoriser The Thaw comme un très honnête produit du samedi soir, et même, à consommer d’urgence!

http://www.youtube.com/watch?v=u94EM7RAkZ8