Salvage

16 Juin

Ouais. Un petit mois sans donner de nouvelles pour des raisons diverses et variées (notamment à cause de les vacances aussi un peu) mais je reviens tout bronzé pour continuer à éplucher avec vous toutes les séries B de films de genre que Madame & Monsieur toutlemonde n’auront pas l’occasion de matter dans leurs multiplex et c’est bien dommage (parfois).

On attaque avec Salvage. Précédé d’une réputation ô combien flatteuse, le film d’horreur british réalisé par Lawrence Gough (réalisateur de courts métrages multiprimés dans les festivals) nous raconte l’histoire d’habitants  d’un quartier de Liverpool qui sont brusquement confrontés à la violence et à la peur lorsqu’un groupe de militaires surarmés bloque tous les accès au quartier et ordonne sans ménagement aux résidents de s’enfermer chez eux. Que se passe-t-il ? Attaque terroriste ? Accident nucléaire ? Paniquée, Neve, une mère de famille, n’a qu’une obsession : aller récupérer sa fille réfugiée dans la maison située de l’autre côté de la rue. Pris au piège de leur propre quartier, les habitants découvrent qu’ils doivent faire face à un danger bien plus monstrueux que ce qu’ils avaient imaginé.

Un pitch déjà vu me direz vous? Et vous aurez bien raison. En dépit d’une entrée en matière assez sympa (le papa et sa fifille dans la voiture pose bien les enjeux et le personnage de la jeune fille, la maman pris en plein sesque avec un amant de passage) qui pose admirablement bien la caractérisation des personnages, avec cette note british très particulière. Les militaires (SAS) font alors irruption à la fin du premier tiers du film imprimant évidemment le virage survival-horreur du film et ça se gâte (un peu).

The Descent 3. Pardon, Salvage.

Manque de moyens, éclairages un peu douteux, influences visibles comme le nez d’Henry Guibet au milieu de sa figure, SALVAGE devient donc un peu bancal à partir de ce moment là. Aliens, Prédator mais surtout The Descent donne au métrage un désagréable sentiment de déjà vu et en moins bien. Petit regret également quant au look, disons, aléatoire de la * SPOILER* créature qui ressemble beaucoup plus à un mec souffrant d’exzema (Karim Exzema) qu’au croquemitaine ambitionné.

En bref, un agréable petit film qui se suit sans déplaisir (notamment grâce à un duo d’acteurs épatants) mais qui ne révolutionne pas, loin de là, le genre.

Trailer :

Don’t call me daughter

18 Mai

Kevin Costner is back! De plus, il est back là où on l’attend le moins c’est à dire dans une toute petite production horrifique confiée à Luis Berdejo (le scénariste de Rec) : The New Daughter.

Affecté par un divorce douloureux, John James (sic) décide de venir habiter seul avec ses deux enfants dans une ferme. Rapidement, il va remarquer le comportement étrange de sa fille. Il suspecte les sépultures, dans le champ tout proche, d’en être la cause.

Et il aura bien raison. Ah ah ah. The New Daughter débute comme un film classique de la nouvelle école espagnole actuellement en vogue à Hollywood, un rythme très lent, très lourd, une caractérisation des personnages bien réussie (notamment le rôle de la jeune fille interprété par une Ivana BaqueroLe labyrinthe de Pan– et qui a bien grandie depuis!) et une analyse quasi entomologique des rapports constituant cette cellule familiale amputée de la mère, partie vivre avec un autre.

– « Mais qu’est ce que tu comptes faire? » – « Les tuer, tous ». (Wyatt Earp)

Seul hic, au détour d’une scène à priori anodine (la jeune fille ferme ses volets, pour dire  le taux d’anodinicité!), on remarque une silhouette inquiétante sur les toits, silhouette qui nous est montrée avec force détails. Oui, c’est bien un « monstre ». WTF. Pourtant, à ce moment là, nous sommes loin de soupçonner le virage à 180° que va prendre le film, mais nous y reviendrons.

L’intrigue se déroule donc chichement, entre la fille de Kev’ qui rentre chez elle pleine de boue, le gosse de 4 ans qui élève ses fourmis (ce qui nous vaudra d’ailleurs une métaphore trèèèèès pesante tout au long du film) et le père Costner qui déambule chez lui en jeans Wrangler et lunettes de vue, car, ouais, il est écrivain Kev’ (dans le film).

Puis l’ambiance se tend, tout se raidit d’un coup. On pense à La Nurse de William Friedkin, pour la divinité païenne et le côté Natures & Découvertes, on pense également à La Compagnie des Loups pour la métaphore de maturité sexuelle assez pregnante tout au long du métrage mais on pense SURTOUT à The Descent dans une dernière bobine proprement hallucinante. [Attention SPOILERS]: Après que sa fille chérie ait été enlevée par les « créatures » (au design d’ailleurs magnifique), Kev’ va descendre dans leur tanière avec un shotgun et une lampe torche pour tenter de récupérer la chair de sa chair, ce qui donnera lieu à 15mn de très haute tension, de claustrophobie et à un final nihiliste, même si personne n’est d’accord sur la toute dernière image du film (perso, je vois dans le reflet du cadre familial, Costner revenant boîtillant et rechargeant son shotgun. D’autres y voient un monstre….).

En somme, un direct to DVD sans prétention, à déguster toutes affaires cessantes ne serait ce que pour avoir le plaisir de revoir Danse Avec les Loups dans une production à priori très loin de son univers. A priori.

Show’s over, motherfuckers

14 Mai

Dire que nous attendions de pied ferme KICK ASS serait le plus bel euphémisme connu depuis « ah ben ouais la fin de Lost je l’attends relativement beaucoup, ouais ». Matthew Vaughn à la barre (le papa artistique de Guy Ritchie) et réalisateur d’un excellent LAYER CAKE et d’un mignon STARDUST, une floppée de seconds rôles pour tenir le bolide (l’angliche Aaron Johnson, Christopher « Mc Lovin » Mindz-Plasse, Mark « Sherlock Holmes 2.0 » Strong et l’inusable, le magnifique, le moumouteux, le complètement malade mental: Nic Cage en personne!) et une bande son à faire pleurer Alan Silvestri et son Spidey.

De quoi que ça cause au fait KICK ASS? A l’origine, il y a une bédé des créateurs de WANTED, notamment John Romita Jr, parue en 2008. Premier « meta-comic », sorte d’oeuvre séminale geek nourrissant son univers par ses illustres prédecesseurs. Bien casse gueule donc de se frotter à un comic trash, sexe et hyper violent sans l’édulcorer. Et bien, tenez vous bien, le film de Vaughn réussit haut la main cette gageure même si le film est forcément bien différent de la BD d’origine.

Dave Lizewski est un adolescent gavé de comics qui ne vit que pour ce monde de super-héros et d’incroyables aventures. Décidé à vivre son obsession jusque dans la réalité, il se choisit un nom – Kick-Ass – se fabrique lui-même un costume, et se lance dans une bataille effrénée contre le crime. Dans son délire, il n’a qu’un seul problème : Kick-Ass n’a pas le moindre superpouvoir… Le voilà pourchassé par toutes les brutes de la ville. Mais Kick-Ass s’associe bientôt à d’autres délirants copycats décidés eux aussi à faire régner la justice. Parmi eux, une enfant de 11 ans, Hit Girl et son père Big Daddy, mais aussi Red Mist. Le parrain de la mafia locale, Frank D’Amico, va leur donner l’occasion de montrer ce dont ils sont capables…

Le film est tout d’abord bourré de clins d’oeil: tout le monde reconnaîtra le parallèle saisissant avec le Spiderman de Raimi (la petite maison familiale, le costume Home Made, le thème musical jusqu’à un clin d’oeil via une punchline (!!) un poil détournée « Sans pouvoir, aucune responsabilité », l’entraînement – sur les toits notamment!-, etc…). Nous sommes donc en terrain connu et ne risquons pas d’être surpris. Que nénni. Là où les exploits de l’homme araignée, l’homme d’acier et consorts (je place Batman volontairement à part) sonnent résolument comics (splash, boom!) les scènes de Kick Ass sont parfois …dramatiquement humaines. Il faut voir (attention spoiler) Kick Ass effectuer sa première intervention live contre 2 déliquants et …. se prendre un coup de couteau au bout de 30 secondes et se faire renverser violemment par une voiture! Ici, les coups font mal et on peut mourir à tout instant. Message reçu 5/5.

Le film emprunte une autre direction lorsque les personnages de Big Daddy et Hit Girl sont introduits: ce sont de « vrais » super héros aux exploits physiques hors normes et impossibles à accomplir pour les simples mortels (à ce titre la scène de l’histoire de Bug Daddy filmée mode BD est un modèle du genre pour poser les enjeux et ancrer ces personnages sur le mode « irréel »). La frontière entre la BD et le « vrai » monde se terminera lors d’une scène finale qui verra les deux héros se démasquer (Hit Girl redevenant ainsi la petite fille de 11 ans qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être).

En termes de réalisation, Vaughn propose du lourd, voire parfois, du TRES lourd. La quintessence étant atteinte lors d’une scène hallucinante qui voit Big Daddy et Kick Ass prisonniers des mafieux et libérés par une Hit Girl en furie, le tout filmé sur un format stroboscopique ET au ralenti ce qui nous donne l’occasion d’admirer de véritables planches de BD live. Magnifique.

Bien sûr, quelques menus défauts parsèment le film : une romance qui n’a pas vraiment sa place dans le film et qui casse un peu le rythme, une BD légèrement édulcorée (mais avait on VRAIMENT envie de voir Hit Girl – 11 ans je le rappelle- se shooter à la Coke pour améliorer ses exploits physiques?), et une deuxième tiers du film nettement en deça d’un premier acte posant admirablement les enjeux et d’un dernier tiers apocalyptique.

Si vous ne l’avez pas encore vu, précipitez vous. Vu le semi échec du film dans le monde entier, pas sûr qu’il reste encore longtemps sur les écrans….

PS: vue la petite phrase lâchée l’air de rien dans le film, vivement Scott Pilgrim VS the world….

The Collector

3 Mai

Sympa ce « The Collector », surtout à 2h du mat un samedi soir pluvieux, casque sur les oreilles. Bon, on pouvait frémir à la vision de la jaquette qui précisait « par les scénaristes de SAW » (oui mais lesquels?) à savoir Patrick Melton et Marcus Dustan qui n’était pas précisemment ce qu’on pourrait qualifier de gage de qualité. Eh bien, chers amis, la surprise n’en a été que plus grande. Assez humble, épuré et hyper ramassé (1h20), The Collector n’en est pas pour autant un Saw-like (même si…) et parvient à nous impliquer émotionnellement là où les purges infâmes de LionsGate ne nous offrait qu’une galerie de personnages interchangeables et dont on n’a strictement rien à faire.

Un escroc, ayant un besoin urgent d’argent, entre par effraction dans la maison de campagne de son patron. Mais, bientôt, celui-ci réalise que sa famille a été enlevée par un tueur ayant placé des pièges mortels partout dans la maison.

Oui, je vous vois venir. A « pièges mortels partout dans la maison » je suis sûr et certain que vous avez tiqué « ouais c’est ça c’est comme dans … SAW hein! ». Eh bien, oui et non. The Collector offre une unité de lieu appréciable (de mémoire, genre 5 ou 6 pièces et autant de pièges) et il est assez marrant de constater que les pièges font pour le coup parties intégrantes du scénario et ne sont pas juste posés là pour le fun et la galerie: ils font avancer l’intrigue (cela nécessite d’ailleurs une deuxième vision). Grande révélation du film: Josh Stewart, sorte de Sean penn de série B, porte littéralement le film sur ses épaules dans le rôle d’un père de famille au bout du rouleau et qui en est réduit aux pires extrémités pour subvenir aux besoins de sa fille. Le personnage du méchant éponyme est plutôt également bien vu (un exterminateur pour insectes complètement OUF malade) et dégage un putain de charisme: sorte d’araignée en combinaison noire, agile, vicieux; il mérite de faire son apparition dans le panthéon des méchants de série B avec lesquels on ne peut interagir.

En conclusion, belle surprise que ce Collector, qui offre à 2 ou 3 moments de jolis moments de gore bien craspecs (pour la clientèle SAW) et d’autres moments bien sur la corde raide (les marches d’escalier, la cave, brrrrrr).

Je recommande Messieurs, Dames.

LÂCHEZ VOS COM!

Les bites de Brooklyn

3 Mai

Pardonnez moi ce jeu de mots bien pourri mais cette chose s’y prête à merveille. Antoine « dragée » Fuqua, qu’on ne présente plus (Training Day, Le Roi Arthur, Les larmes du soleil, On se calme et on boit frais à St Tropez), revient en plein hood de New York et il n’est pas content.

En proie à leurs propres démons, Eddie, Sal et Tango, trois flics, officient dans le 65e district, l’un des plus dangereux du nord de Brooklyn.
Dans une semaine, Eddie, la cinquantaine, sera à la retraite. Déprimé et désabusé, il tente de retrouver du réconfort dans l’alcool et auprès d’une jeune prostituée, Chantel. Sal travaille à la brigade des stups et a du mal à joindre les deux bouts. Sa femme enceinte a des problèmes de santé et leur maison est trop petite. Ils attendent des jumeaux et leur famille va passer de cinq à sept personnes.
Tango voudrait désespérément revenir en arrière. Depuis plusieurs années, il travaille sous couverture et se fait passer pour un trafiquant de drogue, ce qui lui a valu une année de prison, et sa femme a demandé le divorce. Ces trois flics n’auraient jamais dû se croiser, jusqu’à cette nuit où l’enfer s’est déchaîné à Brooklyn…

Quoi? Un homme dauberman vous dîtes?

Fuck Ya essaie désesperemment de nous la faire à la Ellroy (c’était déjà plus ou moins une tentative non-officielle avec Training Day) mais là, c’est encore plus flagrant. 3 petites histoires qui vont se rejoindre, le tout soutenu par un contexte social explosif mais n’est pas James qui veut. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’on se fait royalement chier, tout est plan plan, sans enjeux, Richard Gere compte patiemment ses points retraite pendant les 2 h du film, Ethan Hawke est tout cracra et tout cabotin et Don Cheadle n’a décidemment plus l’âge pour ces conneries. Reste le plaisir de revoir dans une production ricaine Wesley « The Man » Snipes qui en a apparremment fini avec ses dêmelés fiscaux avec l’oncle Sam.

Oui, courte critique pour tout petit film.

Et je mets même pas le trailer, voilà.

Pontypool

23 Avr

Débutez. Laissez vous envoûter par la voix de l’acteur Stephen McHattie lors du générique: longue litanie sur l’homonymie de certains mots. Le tout avec vue sur paysage enneigé. Pontypool, Ontario. Nous y voilà. Il fait froid, très froid. Un peu de café rehaussé de quelques gouttes de bourbon ne feront pas de mal. Mais putain, c’est qui cette autostoppeuse chelou? Qu’essaie t-elle de nous dire? Première scène de Pontypool.

Un film que je (re)découvre seulement ces jours-ci du fait d’une non sortie en salles et de chemin de croix pour le trouver sur un autre support. Ce film est tout simplement éblouissant. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été charmé par tant d’intelligence, d’ambiance, d’acting, de tensions…Il y a de tout dans cette toute petite production canadienne sortie en 2008, adaptée d’un best seller de Tony Burgess intitulé « Pontypool changes everything ».

L’histoire? Par un neigeux matin d’hiver à Pontypool, l’animateur Grant Mazzy s’apprête à débuter sa matinale de la radio locale. Sa voix chaude et ronde met en onde les nouvelles insignifiantes qui bercent le quotidien de cette ville sans histoire. Filtrées par sa productrice Sidney Briar, et son ingénieur du son, Laurel-Ann Drummond, les nouvelles sont récoltées par divers biais : leur correspondant Ken Looney censé survoler la région en hélico, les appels des auditeurs, la captation des fréquences de police et les news postées sur le net. Mais voici que petit à petit, notre fine équipe reçoit des bribes d’informations selon lesquelles une émeute se serait produite devant le domicile du médecin Mendez. Une émeute à Pontypool ? Voilà qui serait une première. Mazzy veut sauter sur l’opportunité d’un scoop tandis que sa productrice, plus respectueuse de la déontologie journalistique… et ne cherchant pas à heurter trop le calme de ses concitoyens, veut d’abord des recoupements. Mais au fur et à mesure de ceux-ci, il semble que l’émeute provienne de citoyens qu’une étrange et très contagieuse maladie réduit en zombis agressifs. Paniqués, reclus dans leur studio de radio, nos trois héros vont devoir chercher par quels moyens se propage cette mystérieuse infection pour ne pas être à leur tour…

Anna? Anna Faris? Scary Movie 5 c’est le studio d’à côté! Merci!

J’hésite, car je ne voudrais pas trop spoilier, mais on a à faire à un mode de contamination des plus originaux qui nous fait réfléchir à des notions telles que la sémantique, la sémiologie, le pouvoir de domination d’une langue contre l’autre, etc….On pense également à Welles et sa « Guerre des Mondes » radiophoniques, à ce que Romero aurait pu et du devenir aujourd’hui, et au meilleur du Carpenter. Il y a également quelque chose d’insaisissable dans ce Pontypool, une sorte de second degré hyper pregnant mais jamais outrancier que l’on n’arrive pas tout à fait à appréhender à 100%. Vous me direz ce que vous en pensez une fois que vous l’aurez vu.

Et comment ne pas mentionner l’interprétation GIGANTESQUE de Stephen McHattie (aperçu dans 2012, les Watchmen, Fringe…) mais qui trouve là un des rôles de sa vie avec Lisa Houle, petite MILF apeurée aux yeux de biche. Ce duo donne dans la dernière bobine une très jolie histoire d’amour où pour se sauver les personnages vont devoir réinventer une certaine forme de poésie. Kill is Kiss.

Vous l’aurez compris, j’ai été vraiment marqué par Pontypool. Donc je vous conseille de vous précipiter dessus en import DVD ou au rayon albanais. Et rapidement. Rapidement…rapidement….rapidement….rapidement…..rapidement….

Avant Première: The Crazies

22 Avr

Personne n’attendait rien de ce remake de l’honnête charge anti militaire de Roméro au coeur des 70’s (« La nuit des fous vivants » en french, le titre le plus LOL des films d’horreur je crois). Et tout le monde a eu raison. Pourtant, lorsque l’on voit Scott Kosar au script (l’excellente relecture de Texas Chainsaw Massacre) et Brick Eisner à la réal (l’honnête « Dernier vol du Phoenix »), le toujours excellent Timothy Olyphant dans le rôle du shérif et la mimi Rhada Mitchell (Silent Hill!!) dans celui de sa femme, nous pouvions fonder de légitimes espérances.

Bon, allons voir du côté d’Allociné pour un petit résumé que j’ai la flemme de pondre: Imaginez un virus capable de transformer n’importe qui en fou dangereux. Imaginez maintenant ce virus se répandant sur une petite ville tranquille du Middle-West. Alors que les habitants voient leurs proches se changer en assassins, un shérif tente de protéger les quelques personnes encore non infectées en attendant les renforts. Mais lorsque l’armée intervient enfin, c’est pour mettre la ville en quarantaine quitte à exécuter toute personne tentant de fuir. Abandonnés à leur sort, ce petit groupe de survivants va tenter de s’en sortir…

- MER IL ET FOU (si jété pas là vous seriez vous?)

Et pour s’en sortir ils vont faire quoi? MARCHER. Marcher pendant quasiment une heure. Cette longue randonnée à travers le petit bled va être rythmée par le même procédé 3 ou 4 fois: un nouveau lieu, un mouvement de caméra circulaire, une menace au second plan dont le protagoniste principal ne s’aperçoit évidemment pas. J’exagère à peine mais on sent bien que Paramount Vantage a largement sabordé le film semble t-il surtout lors du premier tiers AKA le tiers d’exposition: là où nous aurions eu besoin de rentrer au « coeur » du village pour légitimer les relations entre voisins, leurs amitiés, rapports, etc…tout cela n’est même pas survolé, ce qu’il se passe après on en a donc strictement plus rien du tout à carrer étant donné que les enjeux affectifs sont équivalents à 0. La volonté des prods de faire des 3 chasseurs du début, les ultimate bad guy du film se pose un peu là aussi comme grossière incohérence par rapport au virus en lui même. Bref. Cessons de tirer sur l’ambulance, elle a pas mal de boulot par ailleurs. Et souhaitons bon courage à SND (filiale de M6) pour vendre le film. Ah ah.