Tag Archives: scott kosar

Avant Première: The Crazies

22 Avr

Personne n’attendait rien de ce remake de l’honnête charge anti militaire de Roméro au coeur des 70’s (« La nuit des fous vivants » en french, le titre le plus LOL des films d’horreur je crois). Et tout le monde a eu raison. Pourtant, lorsque l’on voit Scott Kosar au script (l’excellente relecture de Texas Chainsaw Massacre) et Brick Eisner à la réal (l’honnête « Dernier vol du Phoenix »), le toujours excellent Timothy Olyphant dans le rôle du shérif et la mimi Rhada Mitchell (Silent Hill!!) dans celui de sa femme, nous pouvions fonder de légitimes espérances.

Bon, allons voir du côté d’Allociné pour un petit résumé que j’ai la flemme de pondre: Imaginez un virus capable de transformer n’importe qui en fou dangereux. Imaginez maintenant ce virus se répandant sur une petite ville tranquille du Middle-West. Alors que les habitants voient leurs proches se changer en assassins, un shérif tente de protéger les quelques personnes encore non infectées en attendant les renforts. Mais lorsque l’armée intervient enfin, c’est pour mettre la ville en quarantaine quitte à exécuter toute personne tentant de fuir. Abandonnés à leur sort, ce petit groupe de survivants va tenter de s’en sortir…

- MER IL ET FOU (si jété pas là vous seriez vous?)

Et pour s’en sortir ils vont faire quoi? MARCHER. Marcher pendant quasiment une heure. Cette longue randonnée à travers le petit bled va être rythmée par le même procédé 3 ou 4 fois: un nouveau lieu, un mouvement de caméra circulaire, une menace au second plan dont le protagoniste principal ne s’aperçoit évidemment pas. J’exagère à peine mais on sent bien que Paramount Vantage a largement sabordé le film semble t-il surtout lors du premier tiers AKA le tiers d’exposition: là où nous aurions eu besoin de rentrer au « coeur » du village pour légitimer les relations entre voisins, leurs amitiés, rapports, etc…tout cela n’est même pas survolé, ce qu’il se passe après on en a donc strictement plus rien du tout à carrer étant donné que les enjeux affectifs sont équivalents à 0. La volonté des prods de faire des 3 chasseurs du début, les ultimate bad guy du film se pose un peu là aussi comme grossière incohérence par rapport au virus en lui même. Bref. Cessons de tirer sur l’ambulance, elle a pas mal de boulot par ailleurs. Et souhaitons bon courage à SND (filiale de M6) pour vendre le film. Ah ah.